Équiper son club de JJB : le guide avant de commander

Commander les rashguards de son académie a l’air simple. En pratique, c’est là que la plupart des clubs se plantent : mauvaise taille pour un tiers de l’effectif, logo qui se décolle au troisième lavage, livraison qui arrive après la compétition. Voici comment s’y prendre, dans l’ordre.

Entraînement de jiu-jitsu brésilien en club
Un équipement commun change l’allure d’une équipe sur une compétition. Encore faut-il qu’il arrive à temps.
3 mois
d’avance sur la date visée

20
pièces, le minimum courant

1 sur 3
se trompe de taille sans essayage

Pars de la date, pas du visuel

C’est l’erreur numéro un, et elle est fatale. Un club décide en janvier de faire des rashguards pour le championnat de mars, envoie son logo début février, et découvre que la production seule prend un mois. Les pièces arrivent après la compétition, l’équipe a combattu en tenues dépareillées, et le budget est déjà parti.

Prends le problème à l’envers. Fixe la date où tu veux porter l’équipement, recule de six semaines pour la production et le transport, recule encore de deux à trois semaines pour la maquette et les allers-retours. Tu obtiens la date à laquelle il faut lancer le projet. Pour une compétition de mars, c’est décembre.

Fais essayer les tailles, toujours

Les tailles de rashguard n’ont rien à voir avec celles d’un t-shirt. La coupe est compressive, elle doit coller à la peau sans gêner la respiration. Un pratiquant de 78 kg qui porte du L en ville prend souvent du M en rashguard.

La méthode qui marche : fais tourner un jeu de tailles au club pendant deux semaines, et tiens un tableau simple, un nom et une taille par ligne. Ça prend un cours et ça t’évite de racheter un tiers de la commande.

Le piège classique : laisser chacun annoncer sa taille par message. Les gens répondent avec leur taille de t-shirt. Sans essayage réel, compte une erreur sur trois athlètes, et ces pièces-là sont invendables.

Sublimation ou transfert : la différence se voit au bout de six mois

Dos d'un rashguard Senshu, emplacement du logo de club
Le dos est la surface qu’on voit depuis les gradins. C’est là que le logo du club doit tenir des années.

C’est le point technique qui décide de la durée de vie de ton équipement, et presque personne ne pose la question au moment de commander.

Le transfert, ou flex, est une couche posée sur le tissu à chaud. C’est peu cher et rapide. Sur un vêtement de combat, qui frotte contre le tatami et passe en machine trois fois par semaine, il craque, se décolle par les bords, puis part en morceaux. Six mois, parfois moins.

La sublimation teint la fibre elle-même : l’encre devient le tissu. Le motif ne s’écaille pas, ne se décolle pas, et ne se sent pas sous les doigts. C’est plus cher à l’unité et ça impose un minimum de pièces, parce qu’on fabrique le tissu avant de coudre le vêtement. Pour un club, c’est le seul choix raisonnable. Un uniforme décoloré au bout d’une saison dessert l’image du club au lieu de la servir.

Prépare ton logo avant de demander un devis

La moitié des retards viennent de là. Un logo récupéré sur la page Facebook du club fait 400 pixels de large. Agrandi sur un dos de rashguard, il devient une bouillie de pixels.

Ce qu’il faut fournir, par ordre de préférence :

  • un fichier vectoriel, en .ai, .eps ou .svg, qui s’agrandit sans aucune perte ;
  • à défaut, un .png à fond transparent d’au moins 2000 pixels de large ;
  • si tu n’as ni l’un ni l’autre, il faut redessiner le logo. C’est faisable, ça prend du temps et ça se facture. Autant le savoir avant que de le découvrir en cours de route.

Tranche les cas particuliers dès le départ

Trois questions à régler avant la maquette, parce qu’elles changent la construction du fichier et le prix :

  • Les grades. Beaucoup de clubs veulent la couleur de ceinture au col ou sur la manche. Ça veut dire une déclinaison par grade, donc un minimum par déclinaison. Sur un club de trente personnes réparties sur cinq ceintures, ça devient vite ingérable. Une alternative : un seul modèle, et le grade porté par la ceinture, comme sur le tatami.
  • Les noms. Le nom de chaque athlète dans le dos est possible, mais chaque pièce devient unique. Vérifie le surcoût avant de le promettre à tout le monde.
  • Les sponsors. Si un partenaire finance une partie, son logo doit venir de lui, avec ses couleurs officielles et son accord écrit. Ne le récupère jamais sur internet.

Le budget, sans détour

Un rashguard sublimé de qualité compétition revient entre 25 et 40 € pièce en commande club, selon la quantité et la complexité du visuel. En dessous de 20 €, méfie-toi : c’est soit du transfert, soit une maille légère qui se détend au bout de quelques mois.

Beaucoup de clubs financent l’opération en revendant les pièces aux adhérents avec une petite marge, ce qui alimente la caisse. D’autres l’intègrent à la cotisation annuelle. Les deux fonctionnent, mais décide avant de commander, pas après avoir reçu les colis.

Ce qu’il faut retenir

  • Pars de la date de l’événement et recule de trois mois.
  • Fais essayer les tailles physiquement, sans exception.
  • Exige de la sublimation, jamais du transfert.
  • Prépare un logo vectoriel, ou un PNG de 2000 pixels au minimum.
  • Tranche les grades, les noms et les sponsors avant la maquette.
Rashguard Senshu porté

Senshu équipe les clubs
Rashguards et shorts sublimés aux couleurs de ton académie, à partir de 20 pièces. On dessine la maquette à partir de ton logo, tu valides, on produit. Dis-nous ce que tu as en tête, on répond sous 48 heures avec un prix et un délai.

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